jeudi 26 novembre 2009

Mandala


Le Tarot dans son ensemble, disons les 2 2 arcanes majeurs, placés en ordre, sur trois rangées, la première rangée allant du Mât au Chariot, la deuxième de la Justice à la Tempérance et la troisième du Diable au Monde, se lisant de gauche à droite, comme un livre, et de haut en bas, raconte une histoire ou des histoires, selon la personne qui médite sur le mandala, selon l'heure du jour ou les circonstances de la vie. Les histoires sont illimitées, tenant compte de la position des cartes, des regards, des gestes, etc. Le Tarot devient un miroir, le madala une méditation d'une richesse inouïe pour le développement personnel. On peut regarder ce mandala des heures durant si on veut, en se laissant inspirer par l'histoire racontée.
La première rangée concerne surtout l'aspect matériel, la seconde est psychologique et la troisième de niveau spirituel. Mais le mandala forme un tout comme dans les mandalas de type orientaux.
Je vous propose à partir de ce mandala, aujourd'hui et pour les jours suivants, une histoire que j'ai écrite, hier soir, en méditant sur chacune des cartes et l'ensemble. Une histoire parmi tant d'autres que je vous partage sans prétention...
La position des arcanes peut varier selon le tarologue. J'ai adopté pour l'exercice la position suggérée par Vincent Beckers, celle décrite plus haut. Ce tarologue m'inspire confiance.

Ayez le mandala en tête.

Première carte: Le Mât.

Va! Va vers toi, va vers le monde, demande la protection, aie confiance. Incarne-toi. ne marche pas seulement avec ta tête mais avec ton corps, ton coeur, mache avec tes yeux, tes pieds, tes mains. Tu as tout ce qu'il faut, même un guide! Embrasse la Vie... Bon voyage!

mercredi 25 novembre 2009

Sens initiatique


Lorsque nous parlons des sens innombrables d'un arcane du Tarot, cette méditation d'Oswald Wirth dans son œuvre (discutable) Le Tarot des imagiers du moyen-âge à propos du sens initiatique du Tarot et de l'arcane XVIIII (LE SOLEIL) m'apparaît comme un exemple probant de lecture en lien avec un chemin initiatique: "La lumière se fait dans les esprits lorsqu'ils dépassent le champ de la matérialité. Le soleil éclaire les intelligences qui s'élèvent au-dessus du brouillard des opinions reçues. L'illumination vraie est d'ordre purement moral. L'univers ne te dévoile pas ses secrets, mais tu peux savoir avec certitude comment tu dois te comporter en ce monde. Aie la sagesse de ne désirer voir clair qu'à l'égard de ta conduite. Apprenons à nous comprendre les uns les autres, afin de nous entraider fraternellement. En aspirant au bonheur terrestre, n'oublie jamais qu'il ne saurait être que collectif. Rends-toi digne de ce que tu n'obtiendras pas sans le mériter."
Puisque la lecture du Tarot comprend plusieurs niveaux, matériel, émotionnel, etc. Il est assez évident de par cet exemple cité que nous sommes loin, ici, de lire les arcanes dans le but de savoir si l'achat d'une piscine creusée serait une bonne affaire! Je ne nie pas ainsi l'importance des différents niveaux, tous respectables, je veux simplement mentionner la richesse et la vastitude d'une lecture dans ses différentes dimensions.

Serge B.

mardi 24 novembre 2009

Persévérance

La persévérance n'est pas acharnement mais cela (dans mon cas) a été long à comprendre. Comme une amie m'expliquait, tout est dans la manière de tenir le verre... bien le tenir mais sans trop forcer au risque de le casser. Doser sa force, savoir déposer de temps en temps et reprendre au bon moment... ça s'appelle aussi l'équilibre, voir la Tempérance (arcane XIV du Tarot).
Ceci est à l'inverse de ce qu'on appelle l'énergie du désespoir.

Serge B.

lundi 23 novembre 2009

Tarot-achétypes-interprétations


...le Tarot ne se soumet entièrement à aucune tentative de systématisation: il reste toujours en lui quelque chose qui nous échappe. Son aspect divinatoire n'est pas le moins difficile à saisir. Les combinaisons sont infinies et les interprétations, même si elles s'appuient sur les symboles, exigent une éducation de l'imagination, qui ne s'acquiert que par une longue pratique, et une grande réserve de jugement.

Dictionnaire des symboles. Coll. Bouquins. Éd. Robert Laffont/Jupiter. 1982

Une approche et un travail qui ne devraient pas être pris à la légère. Ce qui ne signifie pas que l'humour doit être absent d'une lecture. Sérieux n'est pas synonyme d'ennuyeux!

Serge B.

dimanche 22 novembre 2009

Et la tendresse... ?

La tendresse est tout autre que le désir: le désir se tend, éblouit et manque l'autre: la tendresse détend, rapproche et aimante.
La tendresse pour les autres, les hommes nos frères et nos compagnons de misère vient lorsqu'on lâche prise vis-à-vis de nos prétentions à leur égard. La tendresse, c'est-à-dire la miséricorde et la mansuétude, vient lorsque le "vieil homme" en nous est mort. Le "vieil homme" c'est celui qui a des opinions, des jugements et des exigences envers autrui, c'est celui qui dit: "Je veux" et qui meurt lorsqu'il a épuisé ses ambitions sur lui-même et suffisamment été éprouvé. Alors le "je" s'attendrit, il devient apte à la "tendresse".
Ainsi ceux qui sortent d'un coma ont perdu leur "vieil homme", ils renaissent avec un regard différent sur leurs frères. Ce regard, c'est celui de la tendresse. On a tout perdu sur le plan de l'orgueil, des exigences et des ambitions. On a tout gagné sur le plan de la chaleur et de l'amitié. On a découvert que la seule chose qui compte dans la vie, c'est de se tenir chaud. La tendresse, c'est ce qui vient, ou c'est ce qui reste, quand on est passé par la mort.

Alain Houziaux. Entre sagesse et passion. Espaces libres. Albin Michel, 2000.

samedi 21 novembre 2009

Une voie d'évolution vers la sagesse


Seul en face du monde, l'homme cherche la voie de la sagesse dans l'acquisition d'une double maîtrise: celle du monde extérieur et celle de son univers intérieur. Cette maîtrise procède d'une initiation progressive qui distingue elle-même deux voies, deux modes ou deux phases principales, à prédominance active ou passive, solaire ou lunaire. La première se fonde sur l'exaltation du principe d'initiative individuelle, sur la raison et la volonté. Elle convient au sage qui reste toujours en pleine possession de lui-même et ne compte que sur les ressources de sa propre personnalité, sans attendre aucun secours des influences extérieures. Il en va tout autrement de la seconde, qui prend l'exact contre-pied de la première. Loin de développer ce qu'on a en soi et de donner selon toute l'expansion de ses énergies intimes, il s'agit pour le mystique de se mettre en état de recevoir dans toute la mesure d'une réceptivité spécialement cultivée. Ainsi, le rationnel et le mystique, comme le masculin et le féminin, s'opposent et se complètent deux à deux. La Force (XI) et le Pendu(XII), par exemple, ne sont que les deux aspects d'un même symbole: force extérieure de l'arcane XI, force tout intériorisée et spiritualisée du Pendu(XII).

Dictionnaire des symboles. J. Chevalier. A. Gheerbrant. Coll. Bouquins. Robert Laffont. 1982

vendredi 20 novembre 2009

La vraie vie est nomade


"Nous naissons quelque part. Est-ce le hasard, ou bien le destin qui préside à la localisation du berceau? Cela importe peu; au cours du temps le hasard se transforme en destin.
Certains demeurent leur vie entière dans leur terroir d'origine, d'autres s'en éloignent, vont et reviennent, d'autres encore s'en séparent à jamais. Cela non plus n'importe guère, aussi marquants, bouleversants même puissent être les déplacements, les séjours au loin. Car le berceau balance si doucement l'enfant qui dort en lui que son remuement imprègne pour toujours le coeur, le corps, la mémoire de l'enfant, il est une nacelle qui vogue sur place, un perpétuel roulis dans l'immobilité. Le berceau-nacelle désamarre le sol. Le mot berceau dérive de ber: charpente qui supporte un navire en construction et qui glisse à la mer avec lui pendant le lancement. Le berceau, invisible charpente, accompagne tout au long de sa vie celui qu'il a mis en mouvement.

C'est peu à peu, c'est pas à pas que nous composons en notre lieu d'origine, lequel devient alors notre destination. Pour y naître une seconde fois, pour mourir à son seuil? Pour se maintenir constamment en mouvement, en question et en quête; la vraie vie est nomade."

Sylvie Germain. Songes du temps. Coll. Littérature ouverte. Desclée de Brouwer.